Choisir entre auto-entrepreneur ou SASU

By | 29 novembre 2017

Ce n’est plus un secret pour personne qu’être salarié d’une entreprise est actuellement très contraignant. En effet, malgré les réformes sur les droits du travail, cela n’épargne pas les salariés du stress et de la pression liés au devoir d’obéir aux ordres d’un supérieur hiérarchique.

Pour éviter ce genre de problème, nombreux sont alors ceux qui se lancent dans l’entrepreneuriat. Et parmi les manières les plus populaires à cet effet, plusieurs options s’offrent aux intéressés : devenir autoentrepreneur ou monter une SASU, une EURL ou encore une entreprise individuelle. Les choix sont nombreux, et voici plus d’éclaircissement à ce sujet, notamment sur l’auto-entrepreneur et la SASU.

Devenir auto-entrepreneur

Choisir entre auto-entrepreneur ou SASU

Choisir entre auto-entrepreneur ou SASU

Un auto entrepreneur est un commerçant ou une entreprise individuelle, enregistrée sous le nom de l’entrepreneur. En tant que tel, il n’y a pas de distinction entre le propriétaire et l’entreprise, ce qui signifie que l’entrepreneur est responsable des dettes générées par l’entreprise. Les auto-entrepreneurs ont un chiffre d’affaires annuel maximum : ils ne peuvent pas dépasser 32 900 € par an pour les services et 82 800 € par an pour le commerce. Un auto entre-preneur ne peut pas facturer ou réclamer la TVA.

Les charges sociales sont basées sur un pourcentage fixe du chiffre d’affaires de l’auto entrepreneur. 22,5 % pour la profession libérale, 13,1 % pour le commerce et 22,7 % pour les services manuels ou à main-d’œuvre. Les dépenses ne peuvent pas être réclamées, mais doivent être enregistrées. Les impôts sur le revenu peuvent être payés d’avance, en payant un pourcentage fixe supplémentaire sur le chiffre d’affaires : cette option s’appelle l’impôt libératoire (2,2 % pour la profession libérale et 1 % pour le commerce). Les auto-entrepreneurs sont également assujettis à d’autres taxes, dont la Contribution Foncière des Entreprises (CFE) et la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP 0,2 % pour la profession libérale et 0,1 % pour le commerce). Enfin, les auto-entrepreneurs sont actuellement exemptés de CFE.

Monter une SASU

Une SASU est une forme juridique d’entreprise par action où il n’y a qu’un associé unique qui est à l’origine de la constitution de la société. Contrairement à l’auto-entrepreneur, la création d’une SASU ou société par actions simplifiée unipersonnelle est très peu contraignante et est très flexible.

Premièrement, l’entrepreneur et son entreprise sont deux entités distinctes, et en cas de sou-cis, la responsabilité du propriétaire se limite à son apport au capital de l’entreprise. Concernant ce capital social, l’entrepreneur est libre de choisir le montant qu’il veut investir dans la mesure où le montant minimal exigé est de 1 €. Il est à noter que ce capital peut être constitué par des apports en nature ou en numéraire, selon le choix de l’entrepreneur. Il n’y a pas non plus de limite sur les bénéfices pour les SASU. En ce qui concerne les charges sociales, les dividendes de l’entreprise ne sont pas assujettis à ses charges. En effet, les impôts sur les bénéfices sont imposés suivant les règles des impôts sur les sociétés.